Sam ROTMAN | Pianiste Classique

Sam Rotman a fait ses débuts au piano à l’âge de 16 ans avec l’Orchestre Symphonique de San Antonio devant une foule de 6,000 personnes.

Mr. Rotman a reçu ses diplômes de Baccalauréat et de Maîtrise en Musique de Juillard School de la ville de New York. Pendant qu’il était étudiant, il a reçu neuf prix. Par la suite, il a gagné cinq compétitions de piano aux États-Unis et en Europe. Son prix le plus prestigieux a été le «Lauréat Gagnant» dans le 4e Compétition Internationale de Beethoven à Vienne en Autriche. En 1978, Mr. Rotman a participé à la 6e Compétition de Piano Internationale de Tchaikovsky à Moscou en Russie. Il a présenté plus de 2,800 performances dans 61 pays différents, il a performé : aux États-Unis, au Canada, au Mexique, aux Caraïbes, en Amérique du Sud, en Europe de l’Est et de l’Ouest, en Asie du Sud-Est, en Afrique du Sud, aux Indes, en Chine et en Russie. Nous recevons Mr. Rotman au Québec pour la première fois.

Mr. Rotman a consacré une partie spécifique de sa vie musicale à l’étude et à la performance des œuvres de Beethoven. Il continue à jouer les œuvres de Beethoven en récital, accompagné de l’orchestre.

Il a fait aussi partie du jury des compétitions internationales du piano aux Etats-Unis et en Europe. Pendant presque vingt ans, il a été le directeur du département du piano et puis pendant 10 ans le directeur de l’Ecole de Musique D’Angelo à l’Université de Mercyhurst.

Commentaire des critiques :

« Mr. Rotman est un pianiste de grand talent. Il possède une excellente technique. Il est un interprète mûr et réfléchi et sa façon de jouer est vivante et convaincante. Il prend plaisir dans son travail et il transmet ses idées et son enthousiasme à son audience. Son style est profond, expressif, dynamique, et énergique.»

Témoignage chrétien de Sam ROTMAN

Je suis né dans une famille juive orthodoxe. Mon père est né en Roumanie et ma mère est née en Slovaquie. Ils ont fui séparément l'Europe en raison de la Seconde Guerre mondiale, leur vie étant en danger en raison des nazis. Ils se sont rencontrés et se sont mariés en Amérique du Sud où leurs deux premiers enfants sont nés. En 1950, ils ont pu déménager aux États-Unis où je suis né 5 mois plus tard.

Selon la tradition familiale, j'ai été élevé dans un foyer très religieux. J'ai célébré ma Bar Mitzvah à 13 ans ; j’ai été confirmé à 15 ans ; j’étais fidèle dans mes prières du matin. Outre les rencontres à la synagogue les vendredis soirs et les samedis matins, j'ai assisté à des cours d'éducation religieuse 5 jours par semaine pendant 8 ans. J’étais un juif profondément engagé envers sa foi et sa religion.

J'ai commencé à étudier le piano quand j'avais 9 ans et à 11 ans je visais une carrière de pianiste de concert. Mon rêve était de devenir le plus grand pianiste du monde et ma fierté a augmenté à mesure que mes compétences se développaient.

Même si je priais à la maison le matin avant que l'école ne commence, je ne vivais pas les principes moraux de mon éducation religieuse pendant le reste de la journée. J'ai souvent pris le nom de Dieu en vain et j’ai utilisé un langage grossier. J'étais un menteur très habile, c’est-à-dire que je proférais des mensonges ou j’exagérais pour me montrer sous un meilleur jour.

Une étape très importante dans mon objectif de devenir un pianiste de concert a été réalisée quand j'ai été accepté à Juilliard School à New York City. Là, j'ai étudié pendant 5 ans, et ai reçu mon baccalauréat et ma maîtrise en musique. Je suis grandement redevable à mon professeur de piano et au reste de la faculté qui ont investi leurs connaissances et leur expertise dans ma vie.

Étudier à New York à cette époque était musicalement très stimulant. C’était également très tentant car la drogue était facilement disponible et la culture sexuelle ouverte commençait à s'épanouir. Cependant, parce que j'étais si dévoué à mon objectif d'atteindre l'excellence dans ma profession, j'ai évité ces excès sensuels et j’étais reconnu comme étant un individu très moral. Je n'ai jamais bu, ni consommé de drogue, ni eu de relation sexuelle avant le mariage. Cela n'a fait que renforcer mon image de moi, ma fierté et ma propre droiture.

Pendant ma troisième année d'étude, trois étudiants chrétiens ont commencé à m'interroger sur mes croyances religieuses et mon attitude en particulier envers Jésus, le Messie. Moi, en tant que Juif, je n'avais jamais lu un mot du Nouveau Testament. J'ai aussi estimé que Jésus était à blâmer pour beaucoup de problèmes que nous, les Juifs, avions souffert au cours de notre histoire longue et troublée. Jésus ne pouvait pas être l'espérance des Juifs. Cependant, ces étudiants ont persisté à me parler, même si à l'occasion, je chialais contre eux dans ma colère.

Il n’en demeure pas moins que pendant ce temps, j'ai commencé à sentir que moralement, je n'étais pas aussi solide à l'intérieur que je ne le laissais paraître à l'extérieur. Je leur ai donc demandé un Nouveau Testament. Mon habitude était de pratiquer ma musique littéralement 10 heures par jour. J'ai complètement arrêté de répéter en lisant et en relisant le Nouveau Testament, en le comparant avec les passages de l'Ancien Testament. J'étais déterminé à découvrir par moi-même qui était Jésus, et au lieu de consulter des chefs religieux, je suis allé directement au Nouveau Testament.

Ce que j'ai lu était assez percutant. J'ai découvert deux choses sur Jésus. La première est qu'il a fait des déclarations sur lui-même qui, à moins qu’elles ne soient véridiques, lui vaudrait l’étiquette d’un fou ou d’un mégalomane. Moïse, Abraham et d'autres chefs religieux n'ont jamais prétendu être la lumière du monde, ni le pain de vie. Deuxièmement, j'ai vu Jésus comme quelqu'un qui a accepté les échecs. Et bien qu'il me fût difficile de me considérer comme un pécheur, je devenais plus conscient de mes échecs moraux et de mon incapacité à changer de comportement, même si je le voulais.

Depuis mon tout jeune âge, je n’avais toujours prié qu’au nom d’Elohim (Dieu). Cependant, le 21 mai 1971, j'ai réalisé que je ne pouvais plus rien cacher à Dieu, pas même mes péchés. Pour la première fois, j'ai prié Dieu, au nom de Jésus, de pardonner mes péchés, de prendre ma vie et de lui appartenir. Quand j'ai fini de prier, je savais que Dieu avait entendu et répondu à mes prières. J'étais complètement changé. Dieu avait purifié mon cœur.

Trois jours plus tard, j'étais dans une église chrétienne avec mes nouveaux frères en Christ et je me suis immédiatement immergé dans l'étude de la Bible, les rencontres avec des amis chrétiens, et j’allais à l'église. J'étais devenu «une nouvelle création en Christ. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5: 17)

Cependant, ma nouvelle foi a présenté deux défis très importants. Le premier avait à voir avec mon engagement à la musique. Pendant des années, je me préparais à être le plus grand pianiste du monde. Maintenant, je devais considérer ce que Dieu voulait que je sois. Certaines personnes ont suggéré que je ne joue que de la musique religieuse, abandonnant le répertoire de musique classique. C'étaient des nouvelles pensées troublantes et je luttais intérieurement, cherchant des conseils et en lisant des livres pour trouver la direction. Éventuellement j’ai réalisé que «toute bonne chose et don parfait vient de Dieu» (Jacques 1:17) et que même si la plupart des compositeurs n'étaient pas chrétiens, leurs talents musicaux étaient des dons de Dieu. Comme je jouais leurs créations, je pourrais rendre gloire à Dieu, le Créateur, qui avait fait cadeau de dons musicaux à la fois aux compositeurs et à moi. J'ai aussi trouvé que le fait d'être musicien m'a donné des occasions uniques de partager ma foi avec les autres et d'être une lumière dans le monde musical.

L'autre défi auquel j'ai dû faire face lorsque j'ai commencé ma nouvelle vie de chrétien était de savoir comment l’annoncer à mes parents. Mon père avait 65 ans et j'avais peur qu'il ait une crise cardiaque et peut-être même qu’il en meure. Finalement, j’ai pris l’avion et suis retourné chez moi pour leur dire ce qui m'était arrivé. Mon père était très en colère car il sentait que j'avais trahi mon héritage. Il m'a dit que je n'étais plus son fils. Pour lui, j'étais comme mort et il ne voulait plus jamais avoir de mes nouvelles. À la fin de la semaine, ils m'ont dit de quitter la maison, de ne plus jamais revenir. Bien que j'ai été profondément troublé par leur réaction, j'ai eu la joie du Seigneur, la paix de Dieu et une famille d’église toujours grandissante. Jésus avait dit que «quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. » (Matthieu 19 :29)

Le 14 juillet 1973, je me suis marié avec Deborah Chew que j'avais rencontrée à l'église. Heureusement, Deborah et moi nous ne nous sommes rencontrés qu'après que nous soyons tous les deux chrétiens afin que mes parents ne puissent pas dire que je me suis converti pour plaire à la femme avec qui je voulais me marier. Ce n'est que lorsque notre fils, Siméon, soit né le 18 août suivant, le jour de l'anniversaire de mon père, que la relation entre mes parents et moi s’est améliorée. Nous étions de retour dans leur vie, malgré la distance et nos rencontres peu fréquentes. On ne se voyait que rarement. Notre fille, Anna, est née deux ans plus tard, et Sarah est née trois ans après cela. Quand mon père est tombé malade en 1995, j'étais prêt à prendre le premier vol pour le Texas pour lui rendre visite, mais on m'a dit qu'il ne voulait pas me voir car je lui avais fait honte. Il est mort 4 jours plus tard et je n'ai pas pu assister à ses funérailles. Ma mère vit maintenant dans une banlieue voisine et notre relation est beaucoup mieux.

Connaître Jésus Christ le Messie est le plus grand événement qui me soit jamais arrivé. La musique n'est pas la chose la plus importante dans ma vie: c’est Jésus Christ qui est le plus important. Comme je le dis lors de mes concerts, je ne jouerai plus le piano dans cent ans, je ne serai plus marié, je ne serai ni père, ni musicien de carrière. Dans cent ans, la chose la plus importante sera de savoir si j'ai ou non Jésus-Christ comme Sauveur. Jésus a dit: « Car à quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier et de perdre son âme? Que peut-on donner en échange de son âme ? Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aura également honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » (Marc 8:36-38)